samedi, janvier 01, 2005

Saison migratoire

Recommencer ailleur ...

vendredi, décembre 31, 2004

Erratum

Rectification du bilan 2004 :

Enterrements : 4
5




Et maintenant veuillez m'excuser,

je vais me retourner le cerveau



jeudi, décembre 30, 2004

Et soudain un sublime inconnu vous offre des fleurs

Bon...



Il est vrai que le sublime inconnu ressemblait plus à ma vieille cliente alzheimienne (s'autolinker, c'est quand même une forme de masturbation quelque part)...




Mais il n'empêche que strogentil.

mardi, décembre 28, 2004

(...)

Je tenais à remercier de tout coeur cet illustre inconnu qui à su voir sous les 3kg de neige, le dérapage en aquaplanning dans les couloirs de metro, la coupe à la sauvage (j'ai paumé mon bonnet yougoslave) et l'air de cochon d'inde autistique (chperdue-chperdue-chperdue) quelle (JE CITE) Charmante Jeune Fille j'étais.

Ca m'a fait chaunaucoeur.

Oh my gode

Un jour je me repentirai de ces nuits où mon inconscient fantasme à mort sur jeune éphèbe prohibé.










Ou pas!

lundi, décembre 27, 2004

Objectifs 2005

1) Migrage

2) Casage

3) Augmentage/Changeage carrière

Bilan 2004

Boulot perdu : 1
Diplôme planté : 1
Enfoirage affectif : 1.5
CDI : 1
Enterrements : 4
Suicide : 1
Augmentation : 1
Sevrage tabagique : 1
Sevrages herbicoles : tous avortés
Kg à perdre : 5
Quasi-comas ethiliques : 2 (net progrès)
Degré stabilisation : nul

dimanche, décembre 19, 2004

I have a dream

Noël 1979 :

3 mois.
Je vis encore entourée de brumes.
Le seul truc blanc bouclé qui m'accompagne est un mouton en peluche.
Je reste convaincue que c'est là que tout à commencé.

Noël 1980 :

La porte s'ouvre.
Je me retrouve nez à nez avec un immense truc rouge à barbe qui gromelle avec une voix caverneuse et menacante.
Au premier pas qu'il esquisse dans ma direction, j'ouvre tout grand la bouche et hurle alors à plein poumons en courant partout dans l'appartement.
Je finis la soirée terrée au fond du placard à chaussures, traumatisée.

Noël 1981 :



Ils m'ont forcé.
La femme cruelle qui se prétend ma mère et l'horrible bourreau d'enfant qui s'est autoproclamé mon père, ces deux psychopathes qui se délectent de la douleurs d'âmes pures ont tenu absolument à ce que je fasse une photo avec le père noël.
Je sens ses mains d'acier qui m'emprisonnent, je sais qu'il va pouvoir me faire subir d'atroces châtiment dès que les autres auront le dos tourné.
Je manque de défaillir mais me contente bravement de pisser de trouille sur les genoux du père noël en lui crevant au passage les deux tympans.
Notez également le manque total de compassion du grand-frère-bienveillant daignant juste se marrer en voyant la gueule décomposée des parents.

Noël 1982 :



Arbre de noël à l'usine paternelle.
Je le vois s'approcher de moi à grands pas. Il tient déjà une victime innocente sous son bras.
J'implore mon père du regard.
Il s'en tape. Shoote à tout va histoire de remplir l'album de famille.
Je le pousse violemment et entame alors un sprint légendaire afin de fuir au plus loin.
Ils mettront plus d'une heure pour me retrouver.

Noël 1983 :



Jusqu'içi tout va bien. Pas de photos dans un centre commercial miteux, pas d'arbre de noël ouvrier, on va enfin pouvoir passer un noël sans la présence de cet ogre sanguinaire.
Mes frères préparent le sapin, pour des raisons bassements physiques, je me contente de superviser.
Soudain, j'aperçois une décoration rouge à barbe. Dites moi pas qu'c'est pas vrai. Il est de retour. Je me hisse sur la pointe des pieds pour voir ça de plus près. Je m'agrippe à la crêche pour prendre appui. Et cette saloperie de guirlande en père noêl décide alors de me sauter à la gorge, entrainant avec elle, crêche, sapin, guéridon, etc...


Noëls suivants :

Le cauchemard continu...
Encore...
Encore...

Noëls 1997 à 2001 :

Je me venge sournoisement, imposant le supplice du père noël aux enfants de Mon Homme.
Tant de sadisme, c'est jouissif.

Noëls 2002/2003 :

On serre les dents en attendants que ça passe.

Noël 2004 :

On voudrais botter le cul de la terre entière.
On n'attrappe de l'eczéma rien qu'à l'évocation du mot "noël".
On est aigri.
On voudrait vivre sur une île déserte quelques jours.
On a juste un mot à la bouche:
Fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck-fuck

vendredi, décembre 17, 2004

Schizo day (part #2)

Et quand 20 minutes plus tard, c'est une autre parfaite inconnue qui me saute au cou en sortant du metro pour s'enquérir de moi-ma-vie-mon-oeuvre avec un aplomb effarant, on frôle l'internement psychiatrique de plein gré pour schizophrénie aigue avec délire de persécution.

Schizo day (part #1)

"Ben c'est maintenant que t'arrive, toi!"


Et vlan! Je commence à culpabiliser.
C'est vrai, j'ai trainé.
J'ai fermé la boutique un peu plus tard (mé bon, en même temps, c'est bientôt la naouel).
Et puis le temps de piapiater avec The Boss (entre les putes lyonnaises et les bordels suisses, j'ai quand même glissé 2 mots sur une éventuelle prime de naouel).

Bon, c'est vrai que de poireauter sur une place en pleine nuit, sous la pluie, en plein vent et alors qu'y pèle, ça doit pas être très épanouissant. Mais si même les parfaits inconnus commencent à m'engueuler parce que je sors en retard, ça va pas m'aider dans mon délire paranoïaque, là.