samedi, septembre 11, 2004

Sad, sad Lou

J'étais dans le train, a la limite de l'état larvaire.

Je me disait que j'étais complétement naze, que je ferais bien d'arrêter un peu les heures supp, voir poser un jour de congé.

Je me disait que j'avais explosé mon quota de "rencontres avec les gros blair", ceux qu'ont bien a la hargne et passe leur nerf sur le premier qui passe.

Je pensais aux dernières galères, au portefeuille volé, au loyer impayé, au frigo aussi vide que la banquise.

Bref, la bonne grosse phase d'egocentrisme aigu mode [larmoyage sur son propre sort]on.

Elle m'a appelé au milieu de tout ça,

Elle m'a dit qu'il était mort d'une embolie pulmonaire.

Il avait mon âge.

Je pense à la dernière fois que je l'ai vu.

On était complétement défoncés,

On se marrait comme des baleines parce qu'on venait de perdre notre fric en un temps record au casino.

Je suis contente que ça soit celui-ci mon dernier souvenir.

Il avait les yeux tout plissés de rires.